• EXPOSITIONS
    • 2019
      While I'm waiting - by Think Make Tank - Code and Canvas - San Francisco - USA
      FIAV - Festival International d'Art Vidéo de Casablanca - Institut Français - Maroc

      2018
      Lauréate du Prix d'art contemporain OPLINEPRIZE 2018 - Proposée par Tania Mouraud - Paris - France
      Les Instants Vidéo Numériques et Poétiques- 31ème édition - Marseille - France
      Festival Still Moving - Théâtre de l’Etoile du Nord - Paris - France
      Nuit Fulgurante - Performance - FRAC Franche Comté / Besançon - France
      FIAV - Festival International d’Art Vidéo de Casablanca - 24ème édition - Maroc
      Videoformes - Salle Gaillard - Clermont-Ferrand - France

      2017
      Instants Vidéo Numériques et Poétiques - 30th - Marseille - France
      Vidéo - Bibliotheca Art Center d’Alexandrie - Egypte
      MAE TERRA - Solo Show - Centro Cultural - Bragança - Portugal
      FIAV - Festival International d’Art Vidéo de Casablanca, 23ème édition - Maroc
      Festival de Performances - Les écritures bougées - Librairie A Balzac à Rodin - Paris - France

      2016
      La femme à la bûche - Underconstruction Gallery - Paris - France
      Sélection Officielle, 2ème Prix au Concours Imaginex, Limoges

      2015
      Sélection Officielle à Arte Video Night #7, MEP, Paris
      Performance sonore, Galerie Vincenz Sala, Paris
      Match, Solo Show, incognito art-club 24/24h, Paris
      Sélection Officielle au Prix Videoformes, Clermont-Ferrand

      2014
      Le Corps Numérique, Théâtre Liberté, Toulon
      Octobre Numérique, Espace Van Gogh, Arles
      Ex aequo, Solo Show, La Générale en Manufacture, Sèvres
      Des Corps Compétents ( La Modification ), Centre d’Art Villa Arson, Nice

      2013
      Buddleia, OPAAO, Jardin Ecobox, Paris
      Festival Still moving II, Jardin d’Alice, Paris
      Festival Cinémabrut, Mouans-Sartoux

      2012
      Un festival c’est trop court, MAMAC, Nice
      Festival Still moving I, Jardin d’Alice, Paris
      Klic Krong Friiiz, Atelier KKF, Nice
      Dance with me, Museav, Nice

      2011
      Demain, c’est loin, Galerie de la Marine et Villa Arson, Nice
      Prouesse, Les visiteurs du soir Parcours de l’Art contemporain, Nice
      Finissage Bernard Heidsieck, Littoral, Centre d’Art Villa Arson, Nice
      54 Virages, Printemps des Arts, Monaco

      2010
      HIC / L’exposition de la forme des idées, Centre d’Art Villa Arson, Nice

      2008
      Victor Erice / Abbas Kiarostami : Correspondances, Centre Pompidou, Paris
      La place des controverses, Grand Palais, Paris

      2007
      Fidus ex vocus, au Museav, Nice
    • WORKSHOPS
    • 2018
      Turbulences Vidéo - revue trimestrielle 98 - janvier 2018 - Chroniques en mouvement : Papales, Fatales, Normales Vidéos (p.17-18) - Texte de Jean-Paul Fargier

      2017
      Jornal Mensageiro de Bragança - setembro 2017 - O desassossego de Esmeralda Da Costa em busca das rais na Mae Terra - Texte de Gloria Lopes no Jornal Vos Tras os Montes - setembro 2017 - “A Mae Terra” ou a harmonia de dupla existencia - Texte de Aida Sofia Lima

      2011
      SEMAINE Volume VI consacré aux diplômés 2011 de la Villa Arson - textes d’Elfi Turpin
    • FORMATION
    • 2009-2011 D.N.S.E.P avec les Félicitations du jury à la Villa Arson - Nice
      2008-2009 FAMU - Prague
      2005-2009 D.N.A.P à la Villa Arson - Nice
      2003-2004 Licence de Sociologie / Université René Descartes - Paris 5
      2000-2001 Baccalauréat général (ES) / Lycée Lakanal - Sceaux
    • AUTRE
    • 2012 - 2019
      Assistante son et vidéo de l’artiste Tania Mouraud - Paris

      2014 - 2017
      Conception et animation d’ateliers artistiques pédagogiques pour enfants et adultes - Herblay
    • Maryline Robalo - 2017
    • De l’artiste Esmeralda Da Costa on connait essentiellement ses vidéos. Nombreuses d’entre elles articulent des images construites et/ou volées, dans lesquelles son propre corps ou ceux de proches deviennent les protagonistes de scènes narratives qui avoisinent l’art de la performance. En faire le récit reviendrait à écrire une phrase concise, efficace et percutante où fusionnent réalisme et senti- ment d’étrangeté. Immergée dans l’eau d’une piscine, une femme entreprend un duel avec son double, (Waterbox, 2014) - Assis face à face, deux personnages identiques s’engagent dans une joute verbale utilisant une langue inconnue de tous, (Alterc Ego, 2008).
      En exploitant les possibilités du médium vidéo de transcender les capacités et dispositions du corps physique (répétition frénétique et déploiement outrancier d’un cri, multiplication vertigineuse d’une même image, etc.) et celles du corps social (exercer une autorité sur sa mère, etc.), l’artiste explore les contenus multiples de son être et de son environnement relationnel immédiat. Elle s’emploie à la manière d’une foreuse dans un tunnel minier à percer la multitude de strates constitutives de la généalogie, à entendre ici comme la géologie de l’être, dont les trois instances de la psyché déterminées par Sigmund Freud, les ça, moi et surmoi composent la structure. De cette manière, elle ouvre la porte à “ (...) des espaces parallèles qui agissent comme les métaphores d’une vie intérieure, de la mémoire ou de l’inconscient.”1.
      Dans O Grito (Le cri, 2014), on retrouve alors Esmeralda Da Costa vêtue de cette tenue noire caractéristique des veuves portugaises, poussant un cri déchirant au coeur de cette forêt du nord du Portugal dans laquelle elle est plongée. En résonance à l’écho du cri qu’elle pousse et à l’endroit de son visage vient se superposer l’image du visage de sa mère, criant, elle aussi. Impossible alors de ne pas penser au cri d’Edvard Munch et à ce mouvement qu’aura été le symbolisme, caractérisé par son souhait d’exprimer l’angoisse, de s’interroger sur le sens de la vie et d’explorer les profondeurs de l’âme humaine.
      Devant les vidéos ou pris dans les installations immersives qui les diffusent, il nous est impossible de dire qui, de l’image ou du son accompagne l’autre. Difficile de se prononcer sur les commencements des récits offerts par l’artiste, de tenir pour responsable l’un d’eux d’avoir engendré l’autre, le précipitant dans un monde aux profondeurs abyssales. On sait seulement que de son ventre resurgissent des bribes de portugais, la langue maternelle des parents de l’artiste, qu’il charrie dans sa houle des commentaires radiophoniques à propos des attentats survenus en novembre 2015 à Paris, où l’artiste est née, vit et travaille. L’inconscient les retenaient. Tour à tour lieux de culte, mémoire et de création, les voies et territoires sonores dont nous prenons les chemins abolissent les frontières du temps passé et présent.
    • Elfi Turpin - 2011
    • Les recherches plastiques d’Esméralda Da Costa s’organisent autour de pièces sonores et de vidéos qui combinent enregistrements du réel, improvisation et narration.

      Sa vidéo Alterc Ego est à ce titre significative.Elle met en scène deux hommes assis face à face. Séparés par une table, ils s’engagent dans une joute verbale dans une langue faite d’onomatopées que l’on ne comprend pas immédiatement.

      En fait de deux hommes, il ne s’agit que d’un seul, en miroir, en train de dérouler un langage musical - un batteur de jazz qui improvise et joue vocalement un morceau qui va crescendo. La scène prend rapidement la tournure d’une altercation.

      Les enjeux de travail d’Esméralda Da Costa apparaissent ici assez clairement : faire entrer des fragments du réel (son, image, qualité performative d’un personnage) dans un système d’improvisation qui va permettre d’approcher des questions d’ordre psychologique et ouvrir des espaces parallèles qui agissent comme les métaphores d’une vie intérieure, de la mémoire ou de l’inconscient.

      Elfi Turpin,
      Commissaire indépendante et critique d'art.
    • Manon Gingold - 2014
    • Un sac de boxe en guise de prologue: nous sommes ici sur un ring. 
      Commençons par dire qu’Esmeralda Da Costa a pratiqué la boxe à haut niveau durant douze ans tout en étant batteuse : dans l’exercice de ce sport de combat comme dans celui de l’instrument de musique, rien n'est laissé au hasard. La précision du geste et le sens du timing sont des fondamentaux que l’artiste réincorpore et se réapproprie dans son approche de la vidéo. 
      Recouvert d'une surface réfléchissante, le sac de boxe est ici transformé en sculpture flottante, en miroir déformant suspendu. Dès l'entrée, le sac instaure ainsi un rapport frontal avec le spectateur : en lui renvoyant son image, il provoque la prise de conscience de son corps au sein de l'espace, et l'incite potentiellement à l'affrontement. Et tel un métronome monumental, l'imperceptible mouvement de balancier du sac annonce déjà le tempo qui va rythmer le parcours visuel et sonore de l'exposition. 
      Les trois premières vidéos montrent Esmeralda Da Costa elle-même dans des lieux génériques, choisis au Portugal et en France. Un parking, une piscine municipale, une forêt. Symboliques autant que banals, ces"lieux communs", à la fois nulle part et partout, servent de cadre à de courtes saynètes proches de la performance. Ce corps, mis un instant sous pression, génère des situations de tension extrême, dont on s'extrait comme on s'éveille après un mauvais rêve. Agressif/passif. Hurlant/silencieux. Ascenseur émotionnel. Des forces contraires semblent animer ce personnage, tantôt double, tantôt triple, sorte d'avatar psychologique enfoui, fantomatique. 
      La quatrième vidéo, dernier pan de l'exposition, est intitulée Ex Aequo. Elle a été tournée in situ, à la manière d'une mise en abîme, dans la salle d'exposition vide et lumineuse. Contrairement aux vidéos précédentes, le contexte est clairement identifiable. C'est ici un rapport noir/blanc qui se joue entre la salle claire "d'avant" et la salle sombre "d'après". Le personnage créé par Esmeralda Da Costa erre, attend, se dédouble, s'agite, comme conscient des confrontations qui vont avoir lieu ici-même. Un jeu de miroir imparfait, semblable à celui du sac de boxe “miroir”, se met en place entre le personnage et le spectateur, qui partagent un temps le même espace, mais à deux moments distincts.Le montage minutieux de l’image et du son – démultipliés, superposés, saccadés – orchestre la chorégraphie et l’équilibre instable de ce corps à la fois intime et étranger. 
      EX-AEQUO est la première exposition personnelle d'Esmeralda Da Costa. Née en 1982 à Paris, elle est diplômée du DNSEP de la Villa Arson à Nice.

      Manon Gingold,
      Commissaire indépendante.

    ESMERALDA DA COSTA

    Vit et travaille à Paris
    +33(0)6.88.26.30.62
    edacosta.studio@gmail.com


       

    © Copyright 2018 - Esmeralda Da Costa